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RUY BLAS… enfin presque !

  • Auteur/Compositeur Antoine Séguin
  • Metteur en scène Elrik Thomas
  • Distribution Antoine Séguin
  • Nombre d'artistes sur scène 1
  • Producteur(s) et/ou co-producteur(s) L'ACCOMPAGNIE
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h15
  • À partir de 10 ans
  • Date: Du 06 au 29 juillet 2018
  • Début : 10h00 - fin 11h15
  • Date de relâches : les 17 ET 29 juillet 2018
  • Nom du théâtre : Essaïon-Avignon (Théâtre)
  • Adresse : 33, rue de la Carreterie
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 90 25 63 48
  • Site internet : www.essaion-avignon.com

Ce Ruy Blas hors norme, production colossale, portée à bout de bras pendant tant d’années, mobilisant plus de 50 artistes et techniciens, va-t-il voir le jour ?
RENONCER ? Jamais ! Surtout lorsqu’il s’agit d’un spectacle, de SON spectacle qui pourrait ne pas avoir lieu.
NON, il ne peut en être ainsi ! C’est ce que se dit ce brave comédien, engagé pour jouer le rôle du Page dans Ruy Blas – trois répliques en tout et pour tout – alors lui…
IL JOUERA ! Car sa vie est sur scène, à jouer à faire semblant, à divertir, faire réfléchir, rire et rêver, à raconter des histoires, toutes sortes d’histoires, alors pourquoi pas ce…
RUY BLAS ? Il n’y a pas de décor, tant pis. Pas de costumes, on s’en passera. Pas de comédiens, on les remplacera. Elle va avoir lieu cette pièce, avec ses cinq actes et ses cinquante-deux personnages !…
OUI ! Il suffit pour cela d’y croire et de se laisser porter par les efforts d’un comédien dont l’énergie à toute épreuve va finalement permettre au public d’assister au Ruy Blas de Victor Hugo. Dans son intégralité ? Oui !… enfin presque !

Un régal de drôlerie pour cette délirante adaptation du chef d'œuvre de Victor Hugo - Création Avignon Off 2018
NOTE D’INTENTION
Jouer ou ne pas être…

La question de l’avenir du spectacle vivant, et du théâtre en particulier, s’invite parfois jusque dans le processus même de la création des spectacles, quitte à en bouleverser les représentations. En des temps où la qualité de l’offre culturelle peut parfois nous laisser dubitatifs, j’ai ressenti, moi aussi, la nécessité de manifester mon inquiétude face à l’avenir de notre profession et de notre art.

Mon idée première a été, comme certains, de faire grève. Mais grève de quoi, pour qui ? L’ordre des choses voulait qu’un travail soit en cours (afin de pouvoir être interrompu) et surtout que ma grève atteigne quelqu’un – se mettre en grève, tout seul, dans son coin, pour soi-même n’a, en général, que peu d’impact sur l’évolution des choses – il me fallait un public.

J’allais m’enquérir de cette espèce très prisée, lorsque, réflexion faisant, je me suis interrogé sur l’absurdité de ma démarche. En effet, compte tenu de la difficulté évidente de monter un projet et de lui attacher un public, n’était-il pas incohérent de vouloir tout arrêter avant même que rien n’ait commencé ? De plus, ces spectateurs, qui allaient faire l’effort de venir découvrir ma création, n’était-il pas indécent de les priver ainsi du plaisir de leur sortie, en les mettant devant le fait accompli d’une grève inopinée ? (Oui, car j’imaginais qu’un préavis risquait de décourager nombre de spectateurs de venir vérifier par eux-mêmes l’exactitude de cette grève.)

Qui plus est, mon expérience de la scène m’a démontré que le public est fondamental pour nous autres comédiens, même si ce n’est pas forcément réciproque, et personnellement, je me sens particulièrement redevable envers lui. Qui suis-je sans public ? Il me fait vivre, respirer, exister… Sans lui, je ne suis rien. Je ne voulais, ni ne pouvait le décevoir. Plutôt que de ne pas faire, il me fallait agir.

J’ai donc décidé de monter Ruy Blas.

Avec les moyens du bord, je vous l’accorde.

Seul contre tous…

Ayant donc résolu de m’exprimer plutôt que de me taire (ce qui m’arrange moi, mais contrarie un peu mes voisins) je me suis dit qu’il était de mon devoir de profiter de cette tribune pour exposer à celui pour lequel je travaille, mon véritable employeur, le public, les dangers qui pourraient guetter une certaine conception de la culture.

Ce projet un peu fou de jouer la pièce de Ruy Blas en(vers) et contre tous, seul et sans décor, est par conséquent une manière un peu détournée de montrer au public qu’un spectacle peut être joué « à tout prix », mais que tout a un prix.

Le spectateur sera surpris, je l’espère ; amusé, je m’y efforcerai ; interpellé et c’est là mon souhait le plus cher. Une histoire a beau être belle et bien écrite, elle est encore plus magique si on lui donne les moyens de se révéler pleinement.
Antoine Séguin
Nous avons l'intention de parler à tous, de dire nos vérités et quoiqu'il nous en coûte : "Bon appétit Messieurs-dames !"
Le comédien joue tout, tout seul pour qu’enfin tous jouent avec lui. Antoine et moi avons représenté les classiques sur scène pendant des années et dans toutes les conditions, c’est donc toujours notre défi de faire naître le théâtre à partir de tout et, précisément cette fois, à partir de rien.
Dans cette époque où l’apparence et le mensonge, la dérision et le mépris de l’autre font loi, il nous a semblé important qu’à travers ce chef d’œuvre de Victor Hugo, un acteur se lance le défi de la rencontre avec le public, sans artifice, juste de la pure comédie, pour que tous se mettent à jouer avec lui dans un ouragan de délire et d’émotion partagée que seul le rire peut éteindre.
Elrik Thomas
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Hélène Chapoulet
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