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Est-ce que j'ai une gueule d'Arletty?

  • Auteur/Compositeur Eric Bu et Elodie Menant
  • Metteur en scène Johanna Boyé
  • Distribution Elodie Menant, Céline Espérin, Marc Pistolesi et Cédric Revollon
  • Producteur(s) et/ou co-producteur(s) Atelier Théâtre Actuel, Compagnie Carinae, Coq Héron productions et ZD productions
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h20
  • Date: Du 06 au 29 juillet 2018
  • Début : 13h00 - fin 14h20
  • Nom du théâtre : Roi René (Théâtre du)
  • Adresse : 4 bis, rue Grivolas
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 90 82 24 35
  • Site internet : www.theatreduroirene.com

Qui de mieux qu’Arletty elle-même pour revisiter sa vie ? Ce soir, la voici maîtresse de cérémonie. Accompagnée de trois comédiens, elle nous embarque chez elle à Courbevoie, puis au music-hall, au théâtre, au cinéma, on traverse la Belle Epoque, 14-18, les Années Folles, on chante, on danse, tout flamboie, un tourbillon de succès, une revanche sur un passé et une vie modeste, un seul guide : la liberté ! Et puis la 2e Guerre Mondiale éclate, et l’amour s’invite… Amoureuse, d’un officier allemand ayant sa carte au parti nazi. Est-ce acceptable ? La liberté a-t-elle des limites ?
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bienvenues aux Folies Arletty ! Ce soir, je passe ma vie en revue ! »

Un spectacle musical de haut vol sur la vie fascinante d'Arletty, mis en scène par Johanna Boyé (nommée aux Molières 2018 pour "La Dame de Chez Maxim")
NOTE D’INTENTION
Pourquoi écrire sur Arletty ?
Parce qu’elle est fascinante de mystère. Son humour si fin, sa répartie si singulière, sa beauté, sa froideur, intriguent… Elle semble indifférente à tout. Son passé, ses blessures, ses drames lui ont très tôt inculqué que la vie est dure « une vache de vie ». Alors pour ne pas trop la subir, elle avance « Moi, j’étais faite pour foutre le camp dans la vie ». Certaines personnes s’effondrent face aux obstacles rencontrés, Arletty, elle, rebondit, « pirouette », quitte à ne pas trop regarder autour d’elle, quitte à vouloir occulter l’horreur de la guerre, guerre qu’elle abhorre, et à peut-être se compromettre en côtoyant des personnes inscrites au parti nazi. Après tout, tant qu’on la respecte, pourquoi cela serait-il problématique ?! Pourquoi ne pourrait-elle pas aimer un Allemand proche de Goering, ou diner avec Pierre Laval ? Alors, on s’interroge ! Quelle responsabilité avons-nous les uns envers les autres notamment en temps de crise, de guerre ? Notre liberté a-t-elle des limites et lesquelles ? A quel point sommes-nous capables d’occulter la réalité ? La cécité qui frappe Arletty à 68 ans, est-ce un hasard ?

Arletty féministe ?
Avec son indépendance chevillée au corps, Arletty permet aussi de poser un regard sur ces femmes qui ont survécu à deux guerres et qui sont, parfois malgré elle, à l’origine de la libération de la femme… Même si le prix a parfois été lourd à payer pour beaucoup d’entre elles dans la période terrible de l’occupation.

Encore un spectacle biographique ?
Non ! Ce n’était pas notre intention ! Nous tenions à ce que ce spectacle soit une vraie pièce de théâtre, dépouillée le plus possible de « faces publics » explicatifs, de dialogues informatifs. C’est le chemin d’Arletty qui nous captive, et non sa célébrité, son déni ! On raconte un parcours, une vie, on ne s’obstine pas à décrire l’exactitude. De plus, l’envie de


traverser 94 années d’une vie, un siècle, représentait un défi jouissif et passionnant.
Pour ces deux points primordiaux, il nous fallait débusquer une forme particulière et si possible décalée, une forme libre et audacieuse. Une idée nous a cueillis : Arletty sera maitresse de cérémonie de son spectacle, on lui donne la possibilité de revivre sa vie avec, à ses côtés, 3 comédiens pour jouer tous les personnages qu’elle souhaite voir apparaitre. Mais ce qu’elle ne subodore pas, c’est que ces personnages vont parfois s’imposer et s’opposer à elle, pour rétablir la vérité ou révéler des épisodes de sa vie qu’elle tente d’occulter. Ainsi, la pièce démarre dans une ambiance festive, on revit sa naissance, son enfance, on découvre son caractère de « garçon manqué » - enfin « c’est plutôt la fille qui est manquée » comme elle aime à le rectifier, - les années folles apparaissent, les chansons, les charlestons illuminent la scène, tout flamboie avec quelques évènements traumatisants qu’elle surmonte et qui la forge, jusqu’à la 2nd Guerre Mondiale et la fin de celle-ci. Les épurateurs interviennent, l’acculent de questions, tandis qu’elle feint de ne pas les voir, de ne pas les entendre. Et tout se ternit, s’assombrit, au point d’en perdre la vue.
L’illusion du théâtre face au déni de la réalité.

Un style d’écriture ?
Nous tenions à choyer la langue pour que la qualité d’écriture des textes de Prévert et Janson puissent s’insérer aisément dans certains dialogues, il fallait que les mots chantent, que les tournures de phrase enchantent, sans jamais enfermer les personnages dans une caricature.
Eric Bu et Elodie Menant, co-auteurs
GALERIE
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