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ADIEU MONSIEUR HAFFMANN

  • Une pièce écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre
  • Assistant à la mise en scène et musiques : Hervé Haine
  • Avec Gregori Baquet ou Charles Lelaure, Alexandre Bonstein, Julie Cavanna, Jean-Philippe Daguerre ou Franck Desmedt, Charlotte Matzneff ou Salomé Villiers
  • Collaboration artistique : Laurence Pollet-Villard
  • Nombre d'artistes sur scène 5
  • Production : Atelier Théâtre Actuel
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h25
  • Date: Du 06 au 29 juillet 2018
  • Début : 11h00 - fin 12h25
  • Nom du théâtre : Roi René (Théâtre du)
  • Adresse : 4 bis, rue Grivolas
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 90 82 24 35
  • Site internet : www.theatreduroirene.com

Paris-1942: décret de l’étoile jaune pour les juifs. Joseph Haffmann propose à son employé Pierre Vigneau de lui confier sa bijouterie en attendant que la situation s’améliore. Pierre accepte...
Sachant qu'il doit également prendre le risque d’héberger clandestinement son “ancien” patron dans les murs de la boutique, Pierre finit par accepter le marché de Joseph à condition que celui-ci accepte le sien : “Isabelle et moi voulons à tout prix avoir un enfant. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fait des examens… je suis stérile. Monsieur Haffmann, j’aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu’elle tombe enceinte …”

6 Nominations aux Molières 2018 : Molière du Théâtre Privé, Auteur francophone vivant, Metteur sn scène de théâtre privé, comédien de théâtre privé, second rôle masculin et Révélation féminine
NOTE D’INTENTION
Je ne sais pas vraiment d’où m’est venu l’idée de cette pièce :
Sans doute de mes premiers souvenirs d’enfance avec “Bon Papa Alban” qui me promenait pendant des heures dans le cimetière de Montauban. On s’arrêtait devant chaque tombe, il me racontait la vie des morts… et j’adorais ça.
Sans doute de ce « voyage scolaire » à Auschwitz qui m’a éloigné de l’enfance tout en me rapprochant de l’horreur dont sont capables les Hommes.
Sans doute de tous ces amis touchés par la stérilité et qui cherchent par tous les moyens à avoir un bébé.
Sans doute pour chercher à écrire une pièce qui parle d’amour, de courage et de peur… et qui puisse (m’) aider à mieux comprendre le désordre des Hommes.

L’écriture d’ ”Adieu Monsieur Haffmann” par sa construction dramaturgique et rythmique peut faire penser à un scénario de film.
Autant j’adore le cinéma autant je n’aime pas le jeu “naturel” du cinéma au Théâtre. Je m’attacherai dans ma direction de jeu à proposer un point de vue rythmique guidée par cette conviction intime qui influence toutes mes mises en scènes du répertoire classique et contemporain :
« Les temps du Théâtre ne sont pas les temps de la vie ».
On ne respire pas au Théâtre comme dans la vie, on ne parle et on ne bouge pas au Théâtre comme dans la vie.
Je pense en effet, que le Théâtre a pour devoir de proposer un langage de jeu « extraordinaire »… que ce soit au niveau de l’engagement physique et émotionnel ou de la valeur du son, des silences et du rythme … vigilance encore plus accrue quand on s’attaque à une écriture contemporaine qu’on peut vite tirer vers un coté “conversation” que je déteste.
Par ailleurs, je me retrouve tout à fait dans ce gentil reproche adressé par Anouilh à Jean-Louis Barrault qui jouait dans une de ses pièces: “Ce n’est pas vous mais le public qui doit pleurer”.
Donc pas de complaisance émotionnelle et narcissique, pas de quatrième mur, pas de gestes qui ne servent à rien, pas d’onomatopées gratuites qui précèdent ou concluent les répliques. Je veux une parole forte et vive qui circule à travers des comédiens puissants et généreux qui transpirent le plaisir de transmettre cette histoire jusqu’au fond de la salle.
Même principe pour les costumes et la scénographie que j’imagine sobres et efficaces. Je n’aime pas les décors et costumes trop illustratifs qui étouffent les comédiens. Je ne veux que des éléments essentiels sur scènes permettant aux spectateurs d’imaginer en deux temps trois mouvements qui sont les personnages et où ils se trouvent : une table, trois chaises et la radio dans la cuisine ; le bureau, deux chaises, un lit simple et le tableau de « La Femme assise » dans la cave… avec un fauteuil de cinéma on est au Cinéma, avec une plaque de bois on est dans une salle de claquettes. L’élégante sobriété du décor et des costumes impliquant évidemment une création lumière et sonore très fine. Il me reste enfin à trouver le moyen de mettre clairement en scène cette longue et dernière scène finale autour de la table… parmi les nombreuses idées qui me viennent en tête cela pourrait d’ailleurs être la plus cinématographique qui pourrait avoir mes faveurs.
Jean-Philippe Daguerre
« Adieu Monsieur Haffmann » par sa construction dramaturgique et rythmique peut faire penser à un scénario de film. Comme je n aime pas le jeu cinématographique au Théâtre je m’attacherai dans ma direction de jeu à proposer un point de vue rythmique guidée par cette conviction intime qui influence toutes mes mises en scènes du répertoire classique et contemporain : Je veux une parole forte et vive qui circule à travers des comédiens puissants et généreux qui transpirent le plaisir de transmettre cette histoire jusqu’au fond de la salle.
PRESSE
"Bien écrit, bien monté, bien joué, le spectacle est un bijou"
Jacques Nerson
Jean-Philippe Daguerre propose une pièce originale, bien composée, bien mise en scène et fort bien jouée. Une plongée magistrale dans la dure réalité de cette période noire de la France de Vichy
Le spectacle est rondement mené, tout en cultivant pudeur et délicatesse. Habile, efficace mais sans effets faciles. Les acteurs sont tous épatants.
Fabienne Pascaud
Jean-Philippe Daguerre met en scène une pièce originale, percutante, qui mêle intelligemment une tragédie intime à la tension historique. Gonflé et finement écrit.
GALERIE
VIDEO
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