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La Dernière Lettre

  • Ecrit et mis en scène par Violaine Arsac
  • Distribution Marie Bunel, Noémie de Lattre, Grégory Corre, Mathilde Moulinat
  • Production Atelier Théâtre Actuel, Le Théâtre des Possibles, FIVA Productions, Romeo Drive
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h25
  • Date: Du 03 au 26 juillet 2020
  • Début : 11h50 - fin 13h15
  • Date de relâches : les 8,15 ET 22 juillet 2020
  • Représ. suppl. : 9, 16, 23 juill. à 17h10
  • Nom du théâtre : Théâtre Actuel
  • Adresse : 80, rue Guillaume Puy
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 90 82 04 02 / 07 85 24 16 20
  • Site internet : https://www.atelier-theatre-actuel.com

Anna Larcher, journaliste française expatriée aux États-Unis, mène une vie facile avec son mari Matias et leur fillette, jusqu’au jour où Matias est pris à partie dans une rixe, et meurt de deux balles dans la poitrine. Un délinquant, Michaël Ellis, est arrêté et condamné.
Anna reçoit alors la visite de Clémence Robin, bénévole dans une association qui met en lien familles des victimes et condamnés : elle lui apporte une lettre de Michaël Ellis, qui souhaite entrer en contact avec elle.
Anna Larcher pourra-t-elle accepter cette correspondance ? Que trouvera-t-elle à dire à l’homme qui a tué le père de sa fille ? Et pourquoi Clémence tient-elle tant à créer cet impossible lien ?

L'histoire de deux femmes
face aux enjeux de leur vie.
NOTE D’INTENTION
Note de l'autrice

"J’ai eu envie d’écrire cette pièce après avoir visionné un documentaire sur la justice restaurative aux Etats-Unis : ce documentaire raconte l’histoire d’une femme qui correspond depuis 15 ans avec le meurtrier de sa fille et qui affirme que cela lui a permis de retrouver la paix. Le meurtrier, quant à lui, nous dit que cette femme a changé sa vie le jour où elle lui a écrit : « vous n’êtes pas un criminel, vous êtes un homme qui a commis un crime. » Cette phrase m’a bouleversée.

Crime et réparation

J’ai fait quelques recherches sur cette justice restaurative dont je n’avais jamais entendu parler. Et pour cause : si l’Europe se targue d’être en avance sur les Etats-Unis en matière d’abolition de la peine de mort, elle est paradoxalement en retard en matière de justice réparatrice. En France, Christiane Taubira a initié une loi en 2014 qui, depuis lors, a du mal à s’appliquer concrètement.
Pourtant, ce concept soulève des questionnements passionnants, en particulier au sein de notre société qui devient de plus en plus sécuritaire : la justice a-t-elle terminé sa mission lorsqu’elle a puni un coupable ? Quel rôle a-t-elle à remplir vis-à-vis des victimes ? Au-delà de l’application d’une peine, a-t-elle d’autres moyens pour réparer à la fois les victimes et les condamnés ? Et ainsi éviter la récidive, et peut-être, faire cheminer les deux parties vers la résilience ?
J’ai également eu envie d’aborder ce sujet à un niveau plus intime : quand on est français et relativement éduqué, il est facile de revendiquer des idées humanistes et politiquement correctes. Mais que se passe-t-il lorsqu’on perd ce qu’on a de plus cher ? Est-ce que nos idéaux sont capables de résister quand ils sont confrontés à une réalité violente ?

Le parcours de deux mères

Et c’est cela, avant toute chose, le cœur de cette pièce : le parcours personnel de chaque personnage. L’histoire de deux femmes face aux enjeux de leur vie. L’affrontement de deux mères qui, finalement, ne font chacune que s’affronter elle-même.
Comment tiennent nos convictions quand on s’attaque à notre enfant ? Comment résiste notre amour quand notre enfant devient un criminel ? Comment peut-on passer de la haine au pardon ? Est-ce seulement envisageable ?"

Violaine Arsac
GALERIE
Soutiens : Théâtre de Draveil, Ville de Montrouge, Ville de Souppes-Sur-Loing