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Bonobo Moussaka

  • De et avec Adeline Dieudonné
  • Mise en scène Denis Laujol
  • Production Atelier Théâtre Actuel
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h10
  • Date: Du 03 au 26 juillet 2020
  • Début : 14h30 - fin 15h40
  • Nom du théâtre : Episcène Théâtre
  • Adresse : 5, Rue Ninon Vallin
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 90 01 90 54
  • Site internet : http://www.episcene.be/

Elle a mis 2 enfants au monde.
Et elle les emmène fêter Noël chez son cousin Martin.
Faisant tomber les masques civilisés des hôtes, elle nous révèle leur véritable nature, tantôt labrador, tantôt rottweiler... ainsi que sa propre condition de bonobo.
Entre les cadavres des migrants sur les plages européennes, l'histoire qui radote et n'apprend rien, les couples et leur mécanique étrange, et une souris lyophilisée, Adeline Dieudonné, comédienne et autrice de "La Vraie Vie" (Prix Renaudot des Lycéens 2018) nous offre avec le drôle et acide "Bonobo Moussaka" un merveilleux moment de théâtre.


Un monologue intérieur
d'une drôlerie impitoyable.
Adeline Dieudonné fait tomber nos masques…
et révèle notre vraie nature !
NOTE D’INTENTION
Bonobo Moussaka, c’est ce qui se passe à l’intérieur du crâne d’Adeline Dieudonné, lors d’un repas de Noël en famille.
Bonobo Moussaka, ça ne se passe pas à table, mais dans la cuisine. C’est sa cuisine intérieure.
Bonobo Moussaka, ça n’est pas du stand-up, mais un monologue théâtral, un croisement entre Hannibal et le festin de Babette.
Comme sous-titre, on avait pensé à « survivre aux cons ».
Parce qu’il s’agit bien de survivre, lors d’un repas de Noël, au risque d’être broyée par la mâchoire de fer du capitalisme ambiant. Surtout quand on est une gentille comédienne, de gauche et végétarienne de surcroît.
Voilà. Bonobo Moussaka, c’est un gentil massacre.
Denis Laujol, metteur en scène


Ce texte, j’ai commencé à l’écrire comme on jette une bouteille à la mer. Cela faisait quelques mois que je cherchais ma place.
Pas une seule seconde je n’avais imaginé que cette crise de début de trentaine allait me ramener vers mes premières amours et ma formation de base : la scène.
J’ai commencé à écrire parce que je me sentais étouffée par l’angoisse de voir l’avenir de mes enfants se profiler sous des auspices qu’on peut difficilement qualifier de funkys, et un peu révoltée par ma propre inertie face à ce qui, je l’espère, n’est pas encore une issue inéluctable. A travers mes lectures, j’essayais de comprendre les enjeux environnementaux, économiques et politiques qui conditionnent l’avenir de notre espèce. Loin d’en saisir toute la complexité, j’en ai conçu une envie de questionner, de débattre, d’interroger… et puis d’en rire aussi. De dépeindre avec un sourire acide le cynisme de la logique économique néo-classique à travers ses visages les plus brutaux que sont l’austérité, la course à la croissance ou l’accaparement des ressources naturelles par une toute petite minorité d’humains.
Et puis, j’avais remarqué qu’il m’était souvent difficile d’aborder ces sujets-là autour de certaines tables. Parce que, quand on est une fille, plutôt jeune, plutôt jolie, on se heurte encore souvent à des réactions condescendantes et paternalistes.
Tous ces questionnements sont donc devenus les moteurs de l’écriture de Bonobo Moussaka, la trame narrative en est imprégnée. En chemin, j’en ai profité pour m’amuser avec des sujets nettement plus légers comme la sexualité des adolescents et leur hygiène bucco-dentaire parfois douteuse, les hard-core gamers, les pubs Nutella ou les cadeaux de Noël dont on se passerait volontiers.
Le tout a donné naissance à ce seule en scène à la fois intime et, je l’espère, universel.
Après, Gaëtan Bayot m’a rejointe dans l’aventure et il a donné vie à ce texte d’une façon que je n’aurais pas soupçonnée.
Il y a eu son travail de mise en scène, qu’il a créée avec talent, intelligence et une grande finesse, sans jamais tomber dans le piège du cynisme.
Il lui a également fallu me remettre le pied à l’étrier en tant que comédienne, après plusieurs années loin des planches. Aujourd’hui, je pense pouvoir affirmer qu’il a relevé tous ces défis haut la main.
Adeline Dieudonné
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