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Lawrence

  • Texte Eric Bouvron et Benjamin Penamaria - Librement inspirée de la vie de T.E. Lawrence
  • Mise en scène Eric Bouvron
  • Distribution Alexandre Blazy, Matias Chebel, Kevin Garnichat, Stefan Godin, Slimane Kacioui, Yoann Parize, Julien Saada, Ludovic Thievon
  • Musique live Cecilia Meltzer, Julien Gonzales, Raphael Maillet
  • Production Atelier Théâtre Actuel, Barefoot Productions et Roméo Drive
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h50
  • Date: Du 03 au 26 juillet 2020
  • Début : 11h00 - fin 12h50
  • Date de relâches : les 8,15 ET 22 juillet 2020
  • Nom du théâtre : Halles (Théâtre des)
  • Adresse : Rue du Roi René
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 32 76 24 51
  • Site internet : www.theatredeshalles.com

Eric Bouvron écrit et met en scène l’histoire de T. E. Lawrence, ce jeune archéologue britannique devenu officier du renseignement dans le désert du Moyen-Orient pendant la Première Guerre mondiale.
Un spectacle abordant les thèmes de l’amitié, de la loyauté et de la trahison, dans un contexte géopolitique fascinant dont l’écho résonne encore fortement aujourd’hui.
Une épopée mêlant Histoire, tragédie et comédie.

Jusqu’où va la loyauté
quand on doit cacher un mensonge ?
L’épopée fantastique d’un héros !
NOTE D’INTENTION
Pourquoi Lawrence d’Arabie ?
Eric Bouvron : Depuis des années j’étais fasciné par ce film. Ce n’était pas juste un simple film pour moi. Il évoque aussi le plaisir que je trouvais gamin, à jouer avec ma collection de soldats en plastique. J’en avais tant ! …
Après avoir monté Les Cavaliers, je suis retombé sur le film de Lawrence d’Arabie et, en songeant à l’adapter au théâtre, je me suis dit : “N’importe quoi ! C’est une folie !”
Néanmoins, cette idée a commencé à s’agiter dans la banque de ma mémoire. L’idée d’oser créer un spectacle d’aventure m’est apparue comme un beau défi. Dans la vie, il faut oser !
Surprise ! En commençant à écrire et à lire, à faire des recherches, je me suis trouvé agréablement piégé dans ce que j’aime : découvrir.
Découvrir l’histoire des pays, des êtres qui ont marqué leur temps... des faits que j’ignorais sur la Révolte Arabe qui sont directement liés à nos peurs d’aujourd’hui. J’ai eu du respect pour certains protagonistes, une compréhension de choses que j’ignorais complètement. Sans mentionner l’apprentissage en tant qu’auteur.

Comment imagines-tu le spectacle ?
E. B. : Une histoire d’aventure et d’action. Faire voyager le spectateur d’Angleterre au Caire, puis en plein désert avec l’attaque du train.
Des personnages forts... une soixantaine. Quatre-vingts-dix pour être précis, si on compte les chameaux. Des combats, de l’amitié et des trahisons. L’humour pour contraster avec le drame. Et... un peu d’Histoire de cette époque trouble, aux décisions qui ont encore un impact sur nos vies à l’heure actuelle.
Bref. Un événement pour tout le monde.
Je l’ai écrit ainsi. Que les scènes soient riches, où l’action se déplace tout le temps. Comme un film. La scénographie invitera l’imaginaire du spectateur à inventer l’univers. C’est l’imaginaire qui est essentiel pour moi. Quand on lit un livre, ce n’est que de l’encre sur le papier.
Ce sont les clés des portes de notre imaginaire. La scène, c’est pareil.
Les acteurs et musiciens dans mes pièces sont aussi les « clés » pour les spectateurs.
Le théâtre est un lieu où tout le monde travaille pour raconter l’histoire.

Comment s’est fait le processus de création ?
E.B. : J’aime travailler avec des artistes créateurs. C’est-à-dire, que je m’entoure d’une équipe avec laquelle je peux me perdre, et m’appuyer sur leur inventivité. Comme un coach de football. Je les prépare, je leur offre le terrain de jeux et ensuite, on joue.
La musique ! Cela fait des années que j’explore les différentes manières d’utiliser le son et la musique live sur scène. La musique est l’art suprême. Elle est capable de nous transporter, nous soulager, nous faire voyager... Je ne suis qu’au début de cette expérimentation et continue à m’émerveiller de sa force. Sur scène, il y aura deux musiciens et une chanteuse.

Ne risques-tu pas d’être comparé au film de David Lean ?
E.B. : Je ne me suis pas inspiré du film... directement. Je me suis permis de me laisser perdre dans des recherches et aussi plonger dans la vie intime de Lawrence. J’introduis son passé, et j’ai essayé d’imaginer la vie intérieure d’un jeune de 24 ans qui vit toute cette folie. Ce qui n’est pas le cas du film avec un Peter O’Toole, plus âgé et héroïque. J’ai aussi introduit le jeune Dahoom, son assistant Arabe qui apporte une dualité comique/tragique dans l’histoire. Et, aussi la suite après-guerre avec le Traité de Versailles. Bref, il y a des parallèles mais quasi rien à voir avec le film. Dans le style et le rythme, c’est écrit et ça se joue comme un film, mais pas CE film. Des scènes courtes, pleines d’action, une bande sonore bien présente et une histoire « populaire » au sens noble du terme.
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