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En ce temps-là, l’amour...

  • De Gilles Segal
  • Mise en scène Christophe Gand
  • Avec David Brécourt
  • Production Parfum de scènes, Coq Héron Productions & Zoaque 7
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h10
  • Date: Du 05 au 28 juillet 2019
  • Début : 11h10 - fin 12h20
  • Date de relâches : les 9,16 ET 23 juillet 2019
  • Nom du théâtre : Au Coin de La Lune
  • Adresse : 24, rue Buffon
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 90 39 87 29
  • Site internet : contact@theatre-aucoindelalune.fr

Z. vient tout juste d’être grand-père. Il se décide alors à enregistrer pour son fils, sur bandes magnétiques, un souvenir gravé à jamais dans sa mémoire : sa rencontre avec un père et son jeune garçon dans le train qui les conduisait aux camps de la mort. Le temps du trajet, ignorant le chaos qui s’installe de jour en jour dans le wagon, ce père va profiter de chaque instant pour transmettre à son fils l’essentiel de ce qui aurait pu faire de lui un homme.
La pièce est séquencée en 7 chapitres pour les 7 jours du trajet du train. Sept jours comme la création du monde, un monde que ce père refuse de voir s’effondrer.

L’incroyable poésie et l’humour qui se dégagent de ce texte donnent à la pièce une force et une émotion d’une rare intensité.
NOTE D’INTENTION
J’ai rencontré Gilles Segal en 2010 pour un court-métrage que je réalisais et dans lequel il interprétait le personnage principal. A cette occasion, j’ai découvert un homme sensible, doux, secret, intelligent et très à l’écoute du tout jeune cinéaste que j’étais.
Quelques années plus tard, j’ai assisté à une représentation de sa pièce « En ce temps-là, l’amour… » qu’il jouait lui-même. Au théâtre, c’est le plus grand choc que j’ai eu en tant que spectateur. La poésie incroyable et l’humour qui se dégagent de cette pièce, malgré la lourdeur du sujet, offrent à ce texte une force et une émotion intense.
J’ai récemment découvert David Brécourt dans « Kamikazes » de Stéphane Guérin et en le voyant jouer, j’ai repensé à ce texte de Gilles Segal. David a cette force tranquille, un regard perçant et surtout ce type de jeu organique que j’imagine pour interpréter Z, le personnage de la pièce qui enregistre ce « souvenir ».

Même si on ne parlera jamais assez de la Shoah, on ne compte plus les films, les romans et les pièces de théâtre sur ce sujet. J’ai toujours été « passionné » par cette période, et tourne dans ma tête cette question sans réponse : où s’arrêtait l’horreur, au point de concevoir l’extermination des Juifs de manière « industrielle » ?
Malgré la charge autobiographique de sa pièce, Gilles a réussi l’immense pari de traiter de ce sujet en nous intriguant, en nous immergeant dans un conte et même en nous faisant rire. Pas une seule fois il y a trace de pathos dans le texte, ou d’éléments larmoyants.
Soutien(s) : ADAMI
Contact pro :
Cécile Morel

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