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Les Couteaux dans le dos

  • De Pierre Notte
  • Mise en scène Pierre Notte
  • Collaboration artistique Caroline Marchetti
  • Avec Muriel Gaudin, Caroline Marchetti, Kim Schwarck, Amandine Sroussi, Paola Valentin
  • Production RB|D Productions
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h30
  • Date: Du 05 au 28 juillet 2019
  • Début : 16h25 - fin 17h55
  • Date de relâches : les 10 ET 24 juillet 2019
  • Nom du théâtre : Petit Louvre (Le) - Chapelle des Templiers
  • Adresse : 3, rue Félix Gras
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 32 76 02 79
  • Site internet : https://petitlouvre.com/index.php/van-gogh

Cinq comédiennes interprètent la quarantaine de personnages de cette épopée fantasque, hommage avoué au Peer Gynt d’Henrik Ibsen et au Songe d’August Strindberg, où la jeune Marie fuit le foyer, traverse les continents, rencontre la mort, apprivoise des fantômes et des héroïnes de théâtre, avant de rencontrer une sorte de douceur d’être au monde en compagnie d’un petit gardien de phare. Une fable dont la morale est que tout dans la vie peut risquer d’arriver, surtout rien.

Nomination aux Molières 2010, catégorie auteur francophone de l’année
NOTE D’INTENTION
Les Couteaux dans le dos, c’est l’explosion du cadre familial, de l’écrin étriqué, nourri de peurs, de tics, de froids. D’abord, il y a la peinture du monde domestique, social, du milieu scolaire, et les murs gris, fissurés. Une cuisine, un lycée, un poste de police, un hôpital. Là, une gamine qui se coupe veut voler comme en éclat. Partir. Les parents surnagent dans leur désastre. Elle, elle s’en va. C’est le parcours initiatique, le destin qui s’ouvre et s’invente, les erreurs, les errements, les mauvaises rencontres. Une autoroute, un sphinx, des trolls, des falaises, la Norvège, l’océan, la peur du vide et les étoiles, les fantômes d’Ibsen ou de Duras. La gamine qui se coupe rencontre un gamin qui se brûle. Elle dit oui à tout, puis dit non, ne sait plus. Fuit toujours. Puis c’est le voyage dans le temps, on arrive après la mort. Et revenir, comprendre que tout peut arriver, et surtout rien. Et que tout tient peut-être dans une main, quand on met la sienne dans celle de l’autre. C’est bête comme la vie. Voilà l’histoire. Des lieux, des mouvements, des actions et des personnages par dizaines. C’est ma pièce impossible, mon Peer Gynt à moi. L’impossible, il faut l’approcher avec humilité et insolence. Un espace nu, noir. Une table qui fera tout ce qui est mort : un bureau, une piscine, un brancard, un abri, un toit, un paysage. Six chaises parce que c’est bien utile pour poser ses fesses dessus. Et cinq louloutes, actrices, jeunettes superbes qui s’emparent de l’épopée, de l’aventure. Elles jouent tout, et dans tous les registres. Tout sur elles repose : l’énergie, le rythme, la puissance, la ferveur, le mouvement. Le personnage crucial, central de Marie est interprété, presque de manière naturaliste, par une seule comédienne. On y voit ainsi plus clair. Les quatre autres actrices se saisissent du reste : le père, la mère, le gardien de phare, les flics, la directrice, Ophélie, Phèdre, Médée ou Rilke lui-même. Elles passent du réalisme grotesque des situations familiales à
l’expressionnisme des scènes épiques. Jeu distancé toujours, nécessairement, presque mécaniquement, avec narratrice et rares accessoires. Il faut que cela soit drôle et simple et vrai. Tout est partout assez triste, compliqué et faux comme ça. On danse alors, on chante, on s’agite, on fuit les procédés tant qu’on peut, on crée la surprise et on ne s’endort pas. On bidouille sur scène comme la pièce raconte qu’on bidouille dans l’existence ; avec ce qu’on a et ce qu’on peut. Ce qui compte, c’est le panache, la grâce du mouvement ou l’acceptation affichée de la disgrâce. C’est la conscience du geste, le goût du risque. Parce qu’il y a du danger à vivre quelque chose plutôt que rien. Cela doit être une fête autour d’un feu où l’on enverrait brûler ses vieilles hontes, ses vieilles peurs, ses vieilles peaux. L’ensemble est un écrin modeste où doivent pouvoir se jouer, dans une sorte de farce attendrie, les forces contraires qui nous déterminent et nous constituent, font de nous des amoureux ou des criminels, des fugueurs mélancoliques ou des attardés grossissants, des monstres ou des héros comme tout le monde.
Pierre Notte
PRESSE
FRANCE INTER : Tout bonnement superbe de justesse et de présence
LE MONDE : Un bonheur qui plante de joyeux couteaux dans le dos
LE PARISIEN : Une géniale épopée.
GALERIE
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Ludovic Michel
Directeur des productions
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