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Comme disait mon père

  • De Jean Lambert-wild
  • Mise en scène Michel Bruzat
  • Avec Natalie Royer
  • Production Coproduction RB|D Productions & Théâtre de l'Union, Centre dramatique national du Limousin. En accord avec le Théâtre de la Passerelle
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h
  • Date: Du 06 au 26 juillet 2019
  • Début : 13h00 - fin 14h00
  • Date de relâches : les 12 ET 19 juillet 2019
  • Nom du théâtre : Avignon-Reine blanche
  • Adresse : 12 rue de la Grande Fusterie
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 90 85 38 17

Au début il y a la parole du père. Celle qu’on écoute, qu’on croit, qu’on n’ose interrompre. Il y a le silence que la parole impose. Puis vient la parole du fils face à la mère, face à celle qui ne dit rien. Une parole emplie d’affirmation, un torrent de mots. Au final, il y a ce père qui a tout dit et cette mère qui s’est tue.

Comme disait mon père... Dans ton désert‚ il n’y aura que le vent pour gémir et que du sable pour l’entendre
Jean Lambert-wild
NOTE D’INTENTION
Lorsque j’ai lu, debout dans une librairie Comme disait mon père… Ma mère ne disait rien j’ai entendu les voix de notre enfance qui tout au long de notre vie résonneront à jamais. J’ai pleuré et j’ai ri, car je ressens comme Jean Lambert-wild l’écrit, que « le théâtre est cette ligne de vie qui nous donne la force de transporter en riant, notre cargaison de misère, de souffrance et de mort ».

Tout travail de mémoire est une fiction et Jean Lambert-wild écrit la sienne sur le palimpseste de sa mémoire, dans une langue quasi onirique où se mêlent probablement la voix du père et la sienne propre… petite musique de l’esprit où prennent place le verbe scandé du père incessant, multiple, entêtant, et les gestes silencieux de la mère qui se font discours car « se taire c’est converser ». « Je est un autre » issu de cet héritage et création propre.

Pas d’auto-engendrement ou de reniement, juste un pas de côté pour ne se fondre ni se confondre, « naître à soi-même, être plusieurs et n’être aucun ».
« Avoir tout écouté et rien entendu » et être. Juste être, « être heureux et surtout n’être rien ». Dans une langue d’une poésie infinie, Jean Lambert-wild livre avec pudeur l’universalité de l’intime... Singulier et réinventé par chacun...

« L’acteur est la mâchoire de notre solitude sans qui rien ne serait possible » écrit-il. J’ai imaginé tout de suite ce texte dans la bouche de Natalie Royer, complice de La pluie d’été de Duras ainsi que de Je suis le vent de Jon Fosse. J’ai demandé à mon ami Vincent Grelier de créer une scène ludique où un enfant/vieux pourrait jouer la vie et en rire, et à mon compagnon de plateau Franck Roncière de créer les lumières. Ils ont accepté de s’embarquer.
Ensemble nous vous proposons ce voyage avec en tête ces mots de Jean Lambert-wild : « de jadis à aujourd’hui, le théâtre fut la boussole des naufragés qui cherchent dans la brume et l’arc en ciel, le masque qui leur servira de radeau »
Michel Bruzat
PRESSE
L’Humanité : Une véhémence renversante. Un magnifique portrait.
Télérama : La comédienne est dans l’émotion ou la pudeur. Elle paie de sa personne.
Frictions : Une véritable performance. Une opération magique
GALERIE
VIDEO
Contact pro :
Ludovic Michel
Directeur des productions
0682032541
rbdproductions@scenesblanches.com
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