AJOUTER À MA SÉLECTION

Nous étions debout et nous ne le savions pas

  • De Catherine Zambon
  • Mise en scène Pierre Lambert
  • Avec Arno Feffer, Sarah Glond, Stéphane Hervé, Raymonde Palcy, Bérengère Steiblin
  • Production Théâtre de l'Espoir
  • Genre : Théâtre
  • Durée : 1h20
  • À partir de 15 ans
  • Date: Du 07 au 27 juillet 2019
  • Début : 12h20 - fin 13h40
  • Date de relâches : les 8,15 ET 22 juillet 2019
  • Rencontre avec l'auteure le 11/07
  • Nom du théâtre : Présence Pasteur
  • Adresse : Lycée Pasteur, 13, rue du Pont Trouca
  • Code Postal : 84000
  • Ville : Avignon
  • Pays : France
  • Téléphone de réservation : 04 32 74 18 54
  • Site internet : https://www.theatre-espoir.fr/

"Un jour, on se lève. On a 20 ans. On en a 50 ou 70 peu importe. On décide ce jour-là d'aller en rejoindre d'autres (...) Cela fera de soi un sympathisant. Voire un opposant. Certains diront : un résistant. Projet d'aéroport, usines à vaches ou à porcs, enfouissements de déchets hautement radioactifs... Ce texte rend hommage aux femmes et hommes qui s'engagent dans ces combats." Catherine Zambon
Avec gravité et légèreté, Catherine nous donne à entendre les récits de personnages en lutte dans la France contemporaine et les dévoile dans leur intimité avec leurs rêves, leurs doutes, leurs fantaisies, leurs espoirs.
Des témoignages qui "requestionnent" nos utopies !

Un spectacle sur l'engagement dans la France contemporaine
Une auteure conteuse au verbe poétique et engagé !
NOTE D’INTENTION
Persuadé que la protection de la planète est le défi majeur du XXIè siècle qui s’impose à l’humanité je cherchais depuis plusieurs années le texte ou la pièce de théâtre qui me permettrait d’évoquer sur scène les sujets qui touchent à l’environnement et à la transition écologique.
J’ai lu beaucoup d’ouvrages dans ce domaine sans pouvoir m’arrêter, jusqu’au jour où je suis tombé sur la dernière pièce de Catherine Zambon. Elle venait d’en terminer l’écriture. C’était en juin 2017. La force émotionnelle des différents fragments des textes qui composent ce récit m’a séduit jusqu’aux larmes. C’est donc sans hésiter que j’ai décidé de mettre en scène « Nous étions debout et nous ne le savions pas ». Cependant il me fallait obtenir l’accord de l’auteure. J’ai alors pris langue avec elle et à la suite de plusieurs conversations, pour la première fois, elle m’a accordé le droit et la primeur de mettre en scène sa pièce et d’en faire des lectures.
Cette pièce est issue des multiples rencontres et entretiens entre Catherine et la foultitude de personnes présentes sur plus d’une douzaine de lieux de luttes dans toute la France : Bure (éventuel lieu d’enfouissement de déchets nucléaires ) Notre dame des Landes (éventuel lieu d’accueil d’un aéroport fortement contesté), la Ferme des 1000 vaches (étable industrielle)… pour ne citer que les plus connus. C’est en s’inspirant des documents recueillis au cours de ces entretiens que Catherine Zambon a écrit « Nous étions debout et nous ne le savions pas ».
Ces résistants opposés à la destruction de sites naturels, Catherine Zambon les raconte et leur donne la parole. Pour chacun d’entre eux à un moment de leur vie, l’interrogation au sujet de leur mode d’existence, les a envahis « je porte mon regard sur le monde et je vois que cela marche de façon insatisfaisante… alors naissent le dégoût, l’indignation, l’exaspération ». Ce malaise « cette boule au-dedans, ce chagrin offre deux solutions : le renoncement ou l’audace ».
Le renoncement ? « cela flaire la mort et la solitude ». L’audace ? « quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le ». L’audace a du pouvoir, du génie, de la magie, disait Goethe. L’audace pour nos résistants, c’est d’aller en rejoindre d’autres, c’est pousser une porte sans savoir ce qu’il y a derrière, sans savoir qui l’on va rencontrer… c’est se mettre en difficulté avec la peur qui va avec… Mais il se trouve qu’ils sont des milliers à connaître ce même cheminement.
Cette plongée au coeur de toutes ces âmes en résistance, évoque la perspective d’un monde en devenir, un monde en transition, un monde qui change, un monde meilleur plus respectueux des hommes et des femmes et de toute la biodiversité que la terre a pu produire.

Avec son texte, Catherine Zambon raconte des personnages qui interviennent de par leurs actions sur le plan social mais elle nous les montre aussi dans leur intimité. A leur parole emprunte de liberté et de justice, se mêlent le doute et l’envie de renoncer, parfois la honte, la colère, la révolte, et aussi le rêve fait de « lendemains qui chantent ». Contrairement à ce que l’idéologie dominante veut parfois faire croire, ces personnages qui incarnent des personnes bien réelles, ne sont pas des hurluberlus, des racailles, des voyous, NON… Ils sont : ma fille, mon fils, un père, une mère, des riches, des pauvres, des jeunes, des vieux, des musiciens, des artistes, des philosophes, des journalistes, des comptables, des chômeurs, des chercheurs, des étudiants… des personnes respectables de tout âge, de tout milieu socioéconomique, de toute génération en rupture d’une société qui ne leur convient pas.
Cette bande de personnages sans chef, surgit de toute part, prend la parole et se livre d’une façon complexe et libre.
Cette parole recréée par Catherine Zambon m’a aussi séduit parce qu’elle :
- Ne tombe jamais dans un militantisme réducteur désignant les bons et les méchants
- exprime un courant de pensée qui s’oppose au matérialisme effréné de nos sociétés de consommation et la volonté de rester en accord avec soi-même
- rend compte de la difficulté à vivre la tension entre les idéaux et la réalité quotidienne
- rend hommage à des êtres qui revendiquent une forte liberté personnelle et sociale et qui contestent un ordre établi capable de nous embarquer sur des projets contraires à l’intérêt général
Je veux donc mettre en scène les interventions très parlées de tous ces personnages approchés dans leur humaine complexité, assoiffés de liberté et de justice, à la recherche d’une autre version sociétale en les replaçant dans un contexte résolument contemporain (par les costumes ou les éléments scénographiques par exemple)
« Nous étions debout et nous ne le savions pas » de Catherine Zambon, sera un spectacle constitué de témoignages libres remplit de vie et d’énergie.
Une scénographie fluide et transformable, inspirée du théâtre de tréteaux et de la tradition des conteurs, composée d’une toile de fond et d’une aire de jeu permettra de situer le déroulement du récit dans le temps et dans l’espace.
GALERIE
Soutien(s) : Ville de Dijon, ARTDAM Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, Spedidam, Théâtre Gaston Bernard (21), Maison Jacques Copeau (21)
Contact pro :
Anne de Bréchard
Administratrice
0380664298 - 0687209199
contact@theatre-espoir.fr
www.theatre-espoir.fr